Contributions des "racinés",  Ecritures

Résonance Yi Jing jour de l’an : Progresser pas à pas

Une valse à mille temps

Le flux de vie comme un chemin sur lequel pas à pas je ris, je danse, j’aime, je doute, je résiste, je m’égare, je rumine, je m’arrête, j’écoute, j’observe, je vois, je pourrais tout autant affirmer tout le contraire, et cela sans cesse. Droite, gauche, droite, une valse à mille temps !

Après chaque chute je me relève un peu plus consciente certes, mais plus vulnérable aussi. Ou du moins je me sens plus affûtée quant à ma propension à ressentir cette vulnérabilité comme faisant totalement partie de moi.

« Une progression graduelle non linéaire vers un objectif défini », cela m’évoque une avancée graduelle, balisée par des étapes marquées d’un événement intérieur/extérieur brut qui réclame toute mon attention sur ce chemin sinueux prenant soudain toutes les directions. Ce chemin où il me faut choisir librement la direction sans perdre de vue cet objectif défini. Pourtant l’objectif n’est pas le but. Non il s’inscrit dans mes pas et me pousse à aller plus loin. A mesure que je progresse il prend forme, et je peux le voir se dessiner dans la terre comme une emprunte. Seulement il arrive qu’à la croisée des chemins je ne sais plus où aller, comme perdue je reviens sur mes pas, c’est plus sûr, ce fameux « pas en arrière qui me garantit la progression ».

« La progression n’est ni trouble, ni subie », j’ai là comme la sensation que cela n’est possible que si je prends le temps de faire ce pas en arrière, de m’arrêter le temps nécessaire pour éclaircir ma vue, ne plus bouger jusqu’à sentir profondément que j’ai toujours le choix. Dans ce qui pourrait me paraitre a priori une contorsion douloureuse il est en réalité question d’une liberté retrouvée de choisir et non de subir, enrichie d’une expérience.

Adieu dualité, bonjour responsabilité !

« Voir lucidement ce qui perdure permet de percevoir clairement l’éphémère », alors là je reste baba (pour ne pas dire : Babayaga ;0)) devant cette phrase qui pour moi est la plus importante, la plus forte, celle qui résume tout à elle seule. Je me la tatoue sur la tête, les joues, les mains, les fesses pour que tout le monde la voit hihihihi, je la fais mienne tellement elle me percute. Avec la clarté telle une lumière, s’arrêter, ne pas bouger, s’asseoir, et observer le moindre bruit, voir clairement l’agitation, puis dans un inspire/expire totalement ouvert à ce qui est avec une lucidité à couper le souffle, saluer d’un revers de la main l’éphémère, et se sentir légèrement posée dans une stabilité terrienne ! Méditer entre ciel et terre !!!

Voilà une résonance un après-midi comme un autre, mais comme je les aime !

Catia, dimanche 02 janvier

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