Changer de vision,  Méditations guidées

Guidance de la boussole – l’axe de la vision-vue-vitalité

Cette série de méditation nous permet de parcourir l’axe de la vision-vue-vitalité par les méditations

  • sur les éco-systèmes et leurs environnements, les éléments et leurs qualités,
  • sur l’impermanence et la gratitude de la précieuse existence humaine,
  • sur l’interdépendance/inter-indépendance/au sein de toutes les trames qui enracinent notre quête,
  • sur la dimension subtile de la conscience inconditionnée, voir à travers les yeux de la déité

Ces enseignements et pratiques ont eu pour but de nous aider à repousser nos limites et à nous penser différemment. Au cœur de cette désolidification, de cette vacuité émerge naturellement le sceau de notre vraie nature sous l’aspect des déités et de leur mandala. L’esprit est vaste, d’un potentiel infini, où tout peut apparaître en un jeu incessant, dynamique et fluide.

Dans cet axe de la vision-vue et vitalité nous opérons cette alchimie naturelle où l’axe de la vision fait un saut énergétique et lumineux en revêtant l’aspect du Bouddha Thérapeute. La vision se découvre, se dévoile et demande néanmoins de notre part que nous lâchions les rives du mental totalement pour aller de l’autre côté, sans hésitation, passant du corps de souffrance au corps de luminosité vide à l’instant.

Transcript de la méditation du lundi 28/03/2022 : méditation de la vision- l’interdépendance

Méditation de la joie de la fleur

Asseyez-vous tranquillement, bien posé là où vous êtes.

Vous pouvez enlevez vos lunettes, fermer les yeux tranquillement pour laisser la voix vous emmener dans ce voyage de la bienveillance et de la joie surtout.

A vous imaginer là, peut-être vous avez cela dans votre jardin, ou peut-être vous avez un bouquet chez vous ou vous avez vu cela en vous promenant, en allant au travail, en ville, la présence de la nature.

Alors imaginez une fleur et peut-être même une fleur que vous aimez vraiment beaucoup, qu’aimez-vous comme fleur ?

Une fleur qui vous enchante, qui vous ouvre, qui vous rend joyeux, joyeuse, et aussi dans l’émerveillement de cette beauté, qui est tout à fait accessible, tout près de nous, tellement près que parfois on pourrait passer à côté.

Laissez vous imaginer cette fleur, ressentir son parfum, voir sa forme, sa texture, tous ses détails, cela peut-être une primevère, une jonquille, narcisse, sentez le parfum de la fleur, voyez sa totale ouverture.

Et en même temps que vous voyez la fleur, voyez le soleil, dans ces jours parfois de printemps, il y a ce beau ciel bleu et ce soleil et l’ensemble de tout cela provoque en nous une émotion d’émerveillement, de beauté et en même temps éveille notre conscience au fait que tout est relié et que c’est cela aussi la beauté, c’est cette reliaison de tout cela, ce n’est pas un élément particulier mais c’est l’ensemble de tout ce paysage et de toute cette sensorialité qui amène en nous une conscience plus fine, plus subtile et nous voyons le soleil, la fleur et nous réalisons en même temps que nous voyons qu’il y a dans la fleur le soleil et qu’il n’y a pas de fleur sans soleil, c’est comme si le soleil était dans la fleur, ressentez cela.

Et puis vous pouvez aussi observer les nuages dans le ciel et réaliser aussi que les nuages, l’eau portée par les nuages amène aussi l’apparition de la fleur et que sans nuage, sans eau, sans pluie, il n’y a pas de fleur.

Nous pouvons voir que tout cela est dans la fleur, nous pouvons voir dans la fleur les nuages, la pluie, l’eau, le soleil, sans cela il ne peut pas y avoir de fleur donc la fleur contient tout cela.

Nous respirons et nous prenons aussi conscience, nous voyons que la fleur est dans la terre et que sans la terre il n’y aurait pas de fleur et que la terre elle-même est dans la fleur.

Respirez bien et sentez l’air et de même s’il n’y a pas d’air il n’y a pas la possibilité de la fleur et que l’air aussi est dans la fleur.

Sans la terre, il n’y a pas de fleur et dans la fleur se révèle la terre, cet élément, ces éléments, ces mouvements, cette vitalité, puis nous réalisons aussi que tout cela a lieu dans l’espace et que sans l’espace il ne peut y avoir la fleur et que la fleur contient et révèle l’espace.

Et nous réalisons, nous voyons que sans conscience il n’y a pas la fleur et dans la fleur il y a la conscience, ces éléments, ces mouvements, cette vitalité, ces énergies que nous ressentons dans la fleur, nous pouvons aussi les ressentir en nous-mêmes.

De même que la fleur est apparue, la fleur contient déjà en elle le compost lorsqu’elle va progressivement perdre cette forme, cette fleur est le mouvement du changement qui va amener ce que ces éléments se retrouvent et que la fleur se retrouve à nouveau dans le compost et dans le compost lui-même il y a aussi la conscience, l’espace, la terre, l’eau, le feu, tous ces éléments, tous ces mouvements s’y retrouvent à travers l’image, tout ce que nous avons décrit précédemment.

Le compost était déjà dans la fleur et la fleur révèle le compost puis à nouveau le compost vient à la fleur, déjà contenu dans cela.

Ainsi nous voyons ces cycles, ces mouvements, cette vitalité, ce qui apparaît, disparaît, cette interdépendance, l’impermanence et fondamentalement la conscience que rien n’existe de manière séparée, solide, en soi et que tout est le fruit de ces mouvements, de cette vitalité, de ce changement incessant et surtout que nous pouvons déjà voir en regardant avec beaucoup plus d’attention, de subtilité, tout ce qui est contenu dans toutes les petites choses même du quotidien, toutes les petites choses avec lesquelles nous interagissons contiennent tous ces liens et relations, on peut en prendre conscience lors d’un repas et on peut en prendre conscience aussi simplement lorsque même nous utilisons un crayon, n’importe quoi, lorsque nous voyons un animal, nous faisons ce lien, ces liens et cela peut générer aussi en nous une bienveillance et l’envie de prendre soin de la vie quelque soit les formes sur lesquelles cette vie se manifeste.

On devient plus attentif, plus attentive avec plus de bienveillance, on voit que toute forme exprime aussi ce que nous sommes et nous même en le réalisant nous savons que nous sommes tout ce qui est et cela change peut-être au quotidien aussi, qu’est-ce que je peux changer pour contribuer au bonheur de cette vitalité autour de moi, comment je peux contribuer, changer peut-être et chaque jour est l’opportunité de cela, changer ma façon d’être, de dire, de me comporter, ce sont de petites choses quotidiennes, c’est la bienveillance de l’interdépendance qui m’amène à réaliser aussi la nature de ce que je suis, de tout ce qui est, cette source, cette conscience, cette nature qui ne revendique rien parce qu’elle est déjà tout, c’est le chaos, c’est la simplicité, c’est déjà tout, c’est cela la grande réalisation.

Laissons résonner tout cela en nous, tranquillement, il y a beaucoup de sagesse dans l’ouverture, et même si notre mental ne comprend pas, il ne peut pas comprendre certaines choses, dans l’ouverture de l’instant nous sommes ensemble ici, des graines se sèment profondément, dans le terreau de votre conscience, de votre cœur, de votre cœur esprit et cela refera surface au moment opportun, les synchonicités de la vie, soudain, c’est souvent comme cela que cela se manifeste, des petits éveils, des petits satori, soudain ! , vous faîtes l’expérience, quelque chose que vous n’aviez pas compris se révèle, c’est une expérience qu’il y a en vous, on ne peut pas la fabriquer, enfin on peut toujours la fabriquer mais ce n’est pas le but.

Continuons à être dans cette ouverture, cette réceptivité, à laisser les graines de la gratitude, de l’impermanence, de la bienveillance, de l’interdépendance, de l’inter-indépendance, de notre quête, amener en nous de la joie, de l’émerveillement, de progresser pas à pas chaque jour tranquillement, en acceptant aussi que nous allons peut-être nous tromper, sans nous juger, sans nous accabler, en continuant pas à pas tranquillement.

Inspir et expir, vous pouvez tranquillement ouvrir les yeux.

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