Les causeries du frais bosquet : choisir l’instant

Quelques instructions pouvant nous aider à la pratique quotidienne de la méditation

Le but n’est pas juste de rester assis.
Se poser, rentrer chez soi à l’intérieur, devient de plus en plus facile avec la pratiqueIl n’y a pas d’effort à faire, la volonté n’entre pas en jeu. Il n’y a pas besoin qu’un « je » soit là.
Je choisis l’instant, je choisis de ne pas choisir, d’être simplement là, avec ce qui est, de choisir la conscience
L’instant présent nous invite à l’expérience directe, où l’on s’aperçoit que l’instant n’existe pas, ce n’est qu’un flux
Ce n’est pas forcément facile car on cherche toujours une distraction, on est fasciné par l’agitation extérieure, mais aussi intérieure : nos pensées, croyances, émotions …
Et alors se tenir en présence du cœur, son rayonnement, au delà de son aspect émotionnel
Choisir l’instant c’est accepter ce qui est, à la rencontre d’une vacuité qui est de sentir simplement qu’on est dans ce flux, sans que quelqu’un, en nous, commente mentalement. Sans s’identifier à cet observateur, sans se surveiller.

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Douceur contée : Barbe bleue

Résonance de conte : « Barbe bleue »

C’est l’histoire d’un prédateur de notre psyché qui se présente dans une apparence séduisante. Nous sommes fascinés par le monde des formes.

Qui suis-je ? Comment se réaliser malgré ces prédateurs en nous : croyances, ombres,…?

La curiosité est indispensable. Le but de Barbe bleue est de tuer la créativité. La créativité peut revenir à condition de faire face à nos ombres,…

Barbe bleue représente « le temps », qu’allons-nous faire du temps qui nous est donné ?

La petite clé symbole de la conscience qui s’ouvre. Le sang est la vitalité, il contient la mémoire de ce qu’elle a vu : la vérité qui ne peut pas s’effacer.

Le prédateur peut être aussi extérieur, dans notre vie professionnelle par exemple.

Toujours questionner, être curieux. Exercer son discernement.

Causeries du frais bosquet : de l’événementiel à l’essentiel

Mini-enseignement : De l’événementiel à l’essentiel

événement – non-événement

Apprendre à moins être fasciné par ce qui arrive.

Traverser l’existentiel (tout ce qui nous arrive, tout ce à quoi nous nous identifions), pour retrouver le chemin à l’intérieur de soi, rentrer dans l’espace intérieur avec un regard sans parti pris, sans jugement, sans s’identifier à ce qui vient, à nos émotions…

A l’aide de la respiration, le souffle spacieux, accueillir, entrer en relation avec nos émotions.

A partir de cet espace ouvert nous pouvons avoir une perception de coeur plus conscient. S’asseoir dans le coeur tendre et vulnérable.

Comment accueillir ce que nous sommes ?

Qu’est-ce que je choisis intérieurement aujourd’hui ?

Dans cet espace ouvert neutre bienveillant le coeur, choisir l’instant présent. Ce que je choisis nous choisit. Choisir les valeurs de notre essence c’est l’instant présent.

Douceur contée : Le vilain petit canard

Résonance de conte : « Le vilain petit canard »

L’exil (exilés de ce que nous sommes vraiment), la différence, à la recherche du bon endroit, des bonnes personnes,…, pour pouvoir rencontrer qui nous sommes.

A partir des blessures il est difficile de reconnaître, de croire en notre nature profonde.

Il y aura une bénédiction de notre blessure d’exclusion si nous poursuivons notre quête de ce que nous sommes.

Par les choix que nous faisons nous pouvons être amenés à vivre l’exclusion, le rejet (symbole de l’enfant dans le conte).

Peut-on se renier soi même pour entrer dans le moule ? Il s’agit de bouger, d’aller dans le mouvement pour ne pas geler dans la glace, poursuivre sa quête (le chemin de notre âme, de notre coeur) sans oublier ce que nous sommes, et trouver sa vraie famille d’appartenance.

Se relier à nouveau au signe que nous sommes.

Comment se ressent-on avoir été un vilain petit canard ?

Quelle mère en nous prend soin de nos créations ?

Méditation guidée : Faire la paix

Demander pardon pour retrouver en nous un état de paix, se réconcilier.

Se libérer nous même de toutes les mémoires pour retrouver plus d’énergie, pour permettre un changement.

Le pardon se nourrit d’une perception, d’une compréhension différente. Comprendre le lien entre lâcher ses ressentiments qui sont là alimentés, et une tranquillité profonde.

Méditation guidée : par le don

Le processus du pardon peut être assez long. Il demande de prendre conscience et la responsabilité de ce que l’on ressent. La méditation nous aide à lâcher, le travail intérieur nous permet de nous transformer, de lâcher la négativité. Car si les difficultés ne se présentaient pas, nous n’aurions pas l’occasion de nous transformer.

Changer de vision change notre façon de nommer les choses (ex. : dire « je pardonne » met dans une position condescendante, déséquilibrée). Ainsi, plutôt que de « pardonner », nous allons « demander pardon » à la personne qui nous a nui. C’est un retournement intérieur.

Ainsi c’est en nous guérissant nous-même que nous pouvons guérir les autres. Car nous nous libérons de ces rôles de victime et de bourreau.

Par le don de l’abandon, même, du pardon … car il n’y a rien à pardonner, du point de vue du cœur-esprit éveillé.

La gratitude au quotidien

La gratitude. Quand nous sommes réellement présents nous sommes dans la reconnaissance de ce qui est.

Pourquoi remercier pour des choses qui ne sont pas agréables ?

Prendre la responsabilité de ce que nous ressentons.

MERCI est un petit mantra vajra, comme un petit couperet.

Méditation guidée : porter une attention sur tout le corps, puis sur tout notre environnement avec un remerciement.

La gratitude touche en plein coeur le point sensible.

Merci à l’oiseau…..

Merci de tout et de rien…..

merci à…..